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Bilan 2026 de l’USMCA : Qu’est-ce que c’est et quels sont les enjeux

Le premier examen obligatoire de l’USMCA commence le 1er juillet. Voici ce que c’est, pourquoi c’est important et ce que chaque résultat pourrait signifier pour votre entreprise.

Le 1er juillet 2026 marque le premier examen conjoint de l’accord entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (USMCA), un cadre commercial qui régit un commerce trilatéral annuel de biens et de services estimé à 1,6 à 2 billions de dollars entre les trois pays. Cet examen constitue la première occasion pour les trois gouvernements de réaffirmer officiellement leur engagement à l’égard de l’accord pour une nouvelle période de 16 ans.

L’absence de prolongation de l’accord prolongerait l’incertitude pour les entreprises, tandis qu’une extension propre réduirait l’incertitude qui pèse sur les chaînes d’approvisionnement profondément intégrées de l’Amérique du Nord.

Qu’est-ce que l’USMCA ?

L’AEUMC est entré en vigueur le 1er juillet 2020, en remplacement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui régissait le commerce nord-américain depuis 1994. Plutôt qu’une réinvention globale, l’AEUMC est mieux compris comme une modernisation, souvent appelée ALENA 2.0 ou Nouvel ALENA, avec des règles de construction automobile plus strictes et des dispositions mises à jour sur les droits du travail, les normes environnementales et le commerce numérique.

L’accord commercial est connu sous trois noms différents :

Il est essentiel que l’USMCA contienne un mécanisme intégré de révision et de temporisation. Elle impose aux trois gouvernements de réaffirmer périodiquement le maintien de l’accord.

Qu’est-ce que l’examen conjoint de 2026 ?

La révision de 2026 n’est pas une date d’expiration. L’article 34.7 de l’AEUMC exige que les États-Unis, le Mexique et le Canada procèdent à un examen conjoint officiel à l’occasion du sixième anniversaire de l’entrée en vigueur de l’accord. La Commission du libre-échange, composée des ministres du commerce des trois pays, se réunit pour évaluer les performances de l’accord et décider de son avenir.

Il y a trois résultats possibles :

  1. Extension complète ou propre : Les trois gouvernements confirment leur intention de poursuivre l’accord. L’AEUMC est prolongé de 16 ans, repoussant son horizon jusqu’en 2042, la prochaine révision étant prévue pour 2032.
  2. Extension modifiée : Les parties négocient des révisions, puis prolongent l’AEUMC.
  3. Aucune extension : Si au moins un gouvernement refuse de le prolonger, comme le disent actuellement les États-Unis, l’accord ne s’effondrera pas immédiatement. Il passe plutôt à un cycle d’évaluation annuel. L’AEUMC restera en vigueur jusqu’en 2036, après quoi il expirera si aucun accord n’est conclu.

Pourquoi cette évaluation est importante pour les entreprises opérant en Amérique du Nord

Pour les entreprises, l’AEUMC fait partie du cadre qui soutient les chaînes d’approvisionnement transfrontalières, l’accès au marché et la planification à long terme en Amérique du Nord. Même de légères modifications apportées à l’accord peuvent modifier les coûts, le calendrier, la confiance et la conformité pour les entreprises régionales.

Les secteurs de l’automobile, de l’agriculture, de l’électronique, de l’énergie, de l’acier et de l’aluminium, en particulier, dépendent le plus des chaînes d’approvisionnement transfrontalières et sont les plus exposés.

Les résultats de l’examen apporteront une plus grande certitude aux entreprises présentes sur le continent ou prolongeront l’incertitude en matière d’investissement, de production, d’embauche et de conformité.

Au Canada, par exemple, les analystes de Convera ont découvert qu’un accès prévisible au marché est une condition préalable à l’investissement dans des secteurs tels que la fabrication, l’énergie, l’agroalimentaire, la foresterie et la technologie.

Ce que le contexte macroéconomique signifie pour la dynamique de la revue

Les conditions économiques actuelles pourraient renforcer la position des États-Unis dans les négociations. Selon les analystes de marché de Convera, les tarifs douaniers et l’incertitude commerciale pèsent sur les exportations et les investissements des entreprises au Canada. Dans le même temps, l’économie américaine est restée relativement solide, soutenue par une dynamique de consommation et d’investissement plus vigoureuse.

Le contexte politique et économique entourant l’examen de 2026 ne ressemble à rien de ce que les architectes originaux de l’ALENA et les négociateurs de l’AEUMC de 2020 avaient anticipé. Le conflit iranien et le choc de l’approvisionnement en pétrole, la faiblesse de la croissance mondiale et les inquiétudes liées à l’inflation s’ajoutent aux turbulences historiques.

L’administration Trump a indiqué qu’elle utiliserait cet examen pour obtenir des concessions supplémentaires de la part du Mexique et du Canada en matière de différends commerciaux et pour résoudre des problèmes non commerciaux, tels que la migration, le trafic de drogue et la défense continentale.

Sous la présidence de Claudia Sheinbaum, le Mexique a fait de la préservation de l’AEUMC une priorité absolue de sa politique étrangère, en mettant l’accent sur les secteurs de l’automobile, de l’énergie et de l’agriculture.

De même, au Canada, la faiblesse du marché du travail et la stagnation de l’économie poussent le pays à rechercher un cadre commercial plus large tout en se diversifiant en s’éloignant des États-Unis à long terme.

Ce que les entreprises devraient surveiller cet été

Il est peu probable que le processus d’examen de l’AEUMC 2026 aboutisse à une résolution nette le 1er juillet. Les entreprises devraient prévoir une période de négociations prolongées et adapter leur planification financière en conséquence.

Les entreprises les mieux placées pour gérer les prochains mois sont celles qui comprennent leur propre exposition à la chaîne d’approvisionnement, appliquent des processus de conformité adaptables et gèrent activement le risque de change grâce à des stratégies de couverture complètes.

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Les entreprises les mieux placées pour naviguer dans les prochains mois sont celles qui comprennent leur propre exposition à la chaîne d'approvisionnement et gèrent activement le risque de change.

Les analystes de marché de Convera suggèrent que si un retrait complet des États-Unis ne peut être exclu, la voie la plus probable reste celle de négociations prolongées, de concessions sélectives et d’une certaine incertitude prolongée. Cependant, même si l’incertitude commerciale affectera le marché des changes, elle n’en sera pas le moteur.

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